Santé et sécurité psychologiques au travail : une bonne affaire!

En octobre, la Journée mondiale de la santé mentale (10 octobre) sera consacrée à la santé mentale en milieu de travail en raison de l’importance qu’elle revêt partout dans le monde. Au Canada, les maladies et les problèmes associés à la santé mentale sont à l’origine de plus du tiers des demandes de prestation d’invalidité et des deux tiers des coûts attribuables à l’invalidité.

Puisque 60 % des adultes passent les deux tiers de leur temps d’éveil au travail, nous savons que leurs expériences en tant qu’employés font partie intégrante de leur santé mentale et, par conséquent, de la santé des organisations pour lesquelles ils travaillent.

« Aucun milieu de travail n’est à l’abri des défis liés à la santé mentale, mais la bonne nouvelle est qu’il existe des ressources importantes pour y faire face », explique Louise Bradley, PDG de la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC).

Première en son genre dans le monde, la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail, dont l’application est volontaire, est un ensemble de lignes directrices, d’outils et de ressources pour aider les employeurs à favoriser la santé mentale et à prévenir les dommages psychologiques au travail. Lancée en janvier 2013, la Norme a été élaborée par l’Association canadienne de normalisation et le Bureau de normalisation du Québec et parrainée par la CSMC.

Lors d’un examen des lignes directrices sur la santé mentale en milieu de travail paru dans le journal Preventive Medicine, la Norme a obtenu la plus haute note pour sa qualité et son intégralité, devant 20 autres lignes directrices du même genre. En mars dernier, la CSMC a diffusé les conclusions de son projet de recherche sous forme d’étude de cas, qui a suivi 40 organisations de différentes tailles dans différents secteurs et domaines pendant trois ans tandis qu’elles appliquaient la Norme.

« Les effets bénéfiques de la Norme ne se limitent pas aux milieux de travail, car ils se font sentir dans les foyers, les écoles et les communautés d’employés en favorisant une meilleure compréhension de la santé mentale », conclut Louise Bradley.

 

Merci à la CSMC pour la rédaction de cet article!