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Parole de fournisseur : Des entreprises en santé grâce aux #rituelsvirtuels

Cet article vous est présenté par Chantal Dauray, créatrice de liens et conseillère en communications, un fournisseur de services membre du Groupe entreprises en santé.


 

En ces temps de COVID, les entreprises catapultées en télétravail ont dû troquer leurs rituels en «présentiel» pour des rituels « virtuels ». Puisque l’on ne travaille plus côte à côte, on doit réinventer les moments de connexion humaine, en plus d’avoir dû se familiariser, pour plusieurs, avec la connexion technique. Pas qu’un mince défi! Des idées pour vitaminer nos rituels virtuels.

Mais d’abord, qu’est-ce qu’un rituel dans une organisation? 

C’est ce qui colore notre culture d’entreprise et forge notre identité corporative, bref, c’est «le ciment entre les briques». 

La façon dont on souligne les bons coups, l’anniversaire des employés, l’arrivée des nouveaux, le départ des anciens ou Noël témoigne de notre culture, tout comme les petits rituels qui jalonnent le quotidien: appropriation de l’espace, tenue vestimentaire, rites de salutation et moment sociaux comme les pauses-café, dîners d'équipe et 5@7. La manière dont on se réunit est également loquace: gestionnaire qui parle suivi d’un tour de table ou cocréation de l’ordre du jour? 

Les rituels donnent le ton, transmettent les façons de faire et ponctuent le rythme de la journée, de la semaine ou du trimestre. J’aime bien cette définition du Renard dans Le Petit Prince de St-Exupéry: « Un rite, c’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures ». Les rituels constituent des repères réconfortants dans un monde changeant et trop souvent privés de sens. 

En ces temps incertains, les rituels sont plus qu’essentiels! 

Comme tout a été bouleversé, on a dû s’adapter. Et vite. Nos actions resteront en mémoire de nos employés: sentent-ils « concrètement » ces fameuses valeurs peintes sur le mur du hall d’entrée… qu’ils ne voient plus? Notre marque employeur s’en ressentira également: partageons dans nos médias sociaux les petits gestes qui font la différence: les candidats potentiels sont à l’écoute. Pour certains, l’heure sera sans doute au bilan, pour prendre le pouls de leur culture et y apporter de nécessaires changements.

Les 4 piliers… réinventés

  1. Pratiques de gestion liées à la santé physique et psychologique

Le rituel essentiel: faire un coucou hebdomadaire (ou quotidien) à nos troupes pour s'entendre sur les objectifs, sécuriser, motiver et tatouer le sentiment d'appartenance. 

C'est l'occasion de clarifier la situation, partager des bons coups, identifier les non-dits qui risquent de déraper et les employés dont la santé mentale commence à flancher. 

En cette Semaine de la santé mentale dont le thème est #ParlerPourVrai, cela nous amène à réfléchir sur nos canaux de communication: nos employés se sentent-ils en confiance de nous parler… vraiment? Ce n’est pas parce qu’on dit à nos employés « Tu peux tout me dire » qu’ils le feront. Ils doivent d’abord sentir qu’ils seront vraiment écoutés et accueillis dans «leur» réalité, sans jugement de valeur.

Note aux entrepreneurs: résilients à l’extrême, bardés de cicatrices d’affaires, vous ne réalisez pas toujours que ce qui vous semble « une peccadille » peut être très angoissant pour un employé. Plus que jamais, on doit muscler notre écoute et notre empathie.

Il faudra aussi, sans doute, adapter nos attentes de performance au contexte actuel: certains employés très fonctionnels dans un contexte « classique » peuvent être tout-à-fait déboussolés et improductifs une fois laissés à eux-mêmes ou débordés par leur charge familiale. Tous n’ont pas les mêmes conditions, le même rythme de travail et le même degré d’autonomie: certains auront besoin qu’on multiplie les coucous et qu’on les aide à créer un contexte sécurisant. 

Avec la tendance à l’entreprise « libérée » ou horizontale, on oublie parfois que le manque d’encadrement ou de règles plus claires peut entraîner du stress chez certains, alors qu’on voulait leur donner plus de liberté. Voici d’ailleurs un article intéressant d’une entreprise libérée qui a dû procéder à des ajustements en ces temps de coronavirus.

Conseil de communication efficace: si certains employés ne peuvent assister à la réunion en mode «synchrone», plutôt que de leur demander de réécouter l’enregistrement Zoom complet, il peut être aidant de rédiger un « PV virtuel » de la rencontre en mode vidéo: ce dont nous avons discuté, les décisions qui ont été prises, les actions à poser.

  1. Environnement de travail

Les télétravailleurs « forcés » s’ajustent de plus en plus, grâce à des conseils d’ergonomie comme ceux que prodigue Entrac, fournisseur de services du Groupe Entreprise en santé. 

Bien entendu, si le télétravail se prolonge, il faudra sans doute revoir certaines pratiques, prendre des décisions stratégiques sur les infrastructures technologiques et l’équipement informatique et de bureau. De nombreux spécialistes peuvent aider à identifier le combo qui entraînera un retour sur investissement. 

Personnellement, je pratique depuis vingt ans une salutaire alternance entre travail en présentiel et en télétravail, que ce soit à mon compte ou comme employée d’entreprises progressistes. Le travail signifie pour moi « résultats à atteindre » et non un « lieu ». Prendre le pouls des troupes et insuffler un état d’esprit est plus facile en présentiel, mais rédaction égale maison (surtout dans un environnement open space propice aux distractions). 

Oui, le coronavirus aura sans doute une influence sur l’aménagement des locaux si l’on doit maintenir la distanciation sociale pendant des mois, voire même interpeller le marché immobilier.

  1. Habitudes de vie

Nous pouvons certainement outiller nos employés pour maintenir leurs habitudes santé (nutrition, exercice, méditation), comme le font ces entreprises inspirantes. Encore ici, de nombreux fournisseurs du Groupe Entreprise en santé peuvent offrir des formations ou événements rassembleurs en ligne.

  1. Conciliation travail-famille

De plus en plus, on doit ajouter d’autres volets que le duo travail et famille. Si l’on veut dans le futur attirer des candidatures de choix et des gens énergiques, on doit créer des conditions qui favorisent l’accord Four Way Win : travail, maison, communauté et soi. 

Si je suis en santé physique et mentale, que je prends le temps de me ressourcer, que je me nourris de liens avec famille et amis et que je suis engagée socialement, je ne peux que livrer des résultats de qualité à mon employeur! 

Il y a longtemps que j'affirme dans ma conférence L'Entreprise Tribu que le sentiment d’appartenance dépasse la chaise sur laquelle on est assis. Bref, ce n’est pas une affaire « de fesses » (sur une chaise), mais de coeur.

Cette période nous amène à transformer notre leadership. Du Control & Command de la «gestion à vue», nous devons passer à Communicate & Care. Quelle sera votre prochaine étape?

 


Conseillère en communications et créatrice de liens, il y a des années que Chantal Dauray accompagne des organisations à adapter leurs communications aux défis du futur, entre autres par sa conférence L'Entreprise Tribu et différents services d’animation et de rédaction stratégique. 

 

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